2017-03-05 Les Flamands

Ciel bien dégagé vers 8 h, un peu de vent, tout s’annonce bien pour cette marche nordique du 1er dimanche de mars aux Flamands.

Préparons les bâtons, serrons les chaussures, par prudence prévoyons l’équipement de pluie, la météo d’hier n’était pas au top, chapeau et cape ou poncho, un peu d’eau quelques friandises et c’est parti.

Il est 8 h45 c’est l’heure de rejoindre le point de rendez-vous, le stade des Flamands sur les hauteurs de Neuf-Marché.

8 h50 je suis arrivé, quelle chance,  j’habite tout prés. Je rejoins le groupe, le temps a bien changé, quand je dis « bien », en fait c’est « mal » il pleut des trombes, le vent souffle en fortes rafales, quand je vous dis mal ! vigilance orange sur nos téléphones !

Que fait-on ?

Première chose, allons nous mettre à l’abri dans la petite cabane en bois sur le stade.

Discussions, par temps d’orage et de fortes pluies, les randos en forêt sont interdites pour des raisons de sécurité évidentes, chutes de branches, ou pire, d’arbres. Il vaut mieux ne pas être en dessous.

Alors que faisons-nous ?

Nous avons tous pris l’équipement  spécial « Normandie » tous les normands comprendront.

Je me moque mais la Normandie est une superbe région avec ses belles forêts et ses verts pâturages.

Question, que faut-il pour que toute cette flore s’épanouisse ? de la douceur et de l’eau.

Pour la douceur…. C’est pour les jours ou il ne fait pas trop froid (rires).

Pour la pluie, c’est les autres jours (rires).

 

Retour à notre marche, nous décidons de partir, puisque nous sommes là, mais il serait plus sage de faire un petit parcours, à travers champs, à découvert, évitons les chutes d’objets sylvestres, (pour rappel voir le reportage précédent).

Après un entraînement autour du stade, recherche de la perfection du geste sous l’œil expert de Pierre, et hop c’est parti sur la route des Flamands en direction de la forêt. Nous tournons sur la droite, prenons un sentier en bordure de la forêt, le vent s’est calmé. Il y a quelques jours, il devait souffler très fort, nous apercevons sur la droite en plein champs le toit d’un abri, poutres et tôles ondulées le tout emporté et déposé quelques dizaines de mètres plus loin. Bon courage au fermier il va falloir réparer et tout remettre en place.

Nous descendons vers Neuf-marché au loin le cimetière, arrivés sur la route du Mont-Roty, nous tournons à gauche et remontons vers la forêt, la météo s’est adoucie, je vous le disais : la douceur en Normandie…

Au creux de la vallée,  plus de vent, mais une pluie légère, nous entrons en forêt, plus de risque.

Nous apercevons néanmoins, des branches arrachées et des arbres déracinés par la tempête, quelle tristesse de voir le travail patient de la nature années après années, balayé d’une rafale un peu trop forte.

Trois chevreuils passent au loin, perso je ne les vois pas, la tête baissée, j’avance en faisant attention de ne pas glisser et d’éviter les ornières et les flaques d’eau boueuses. Ce que je réussis  à faire cette fois, pas de glissade olympique.

Poursuivons notre marche, la pluie nous à soignés, nous sommes trempés, ajoutez de la lessive et mettez le programme essorage, vous en sortirez impec.

Allons, courage, chaque lancer de bâtons nous rapproche de l’arrivée.

Cela fait une bonne heure que nous lançons, 5,5 km/h pour 11 km, avec quelques arrêts, c’est pas mal.

Attention, prêt partez, une pointe de vitesse, Pierre, Daniel et André mettent le turbo, 6,5 voire 7 km/h, vitesse estimée, j’étais derrière et croyez-moi ils allaient très vite, ce n’est plus du nordique mais de la marche rapide. Nous arrivons au carrefour des 4 cantons, un peu de bitume, beaucoup de pluie, pourtant nous sommes déjà bien trempés, ce n’est pas la peine d’en rajouter, mais je ne suis pas entendu, il pleut toujours et çà mouille toujours mais nous ne sentons plus rien, si,  j’ai un message personnel, c’est la première fois que l’eau passe au travers de mes chaussures, j’ai les chaussettes humides curieux ! (rires)

Nous continuons, le groupe éclate, les deux hommes en rouge (photos) continuent sur le bitume. Avec l’autre partie de l’équipe, je pars sur la droite par un sentier en forêt, j’aime la forêt même si les sentiers boueux sont plus glissants mais c’est aussi çà la nature.

 

Nous arrivons au terme du parcours, la fatigue se fait sentir :  le délire, je ne sais pas mais au loin, j’aperçois près du stade, une chaumière, refuge de bien être, je vois ses colombages, son toit de chaume, sa cheminée en pierre qui laisse échapper son panache de fumée, je le vois se disperser dans le ciel brumeux, je devine près de la cheminée noircie, une table basse patinée, qui nous offre ses gâteaux, je sens les effluves boisées d’un café chaud pur Colombie, qui s’échappent de ses fenêtres hors d’âge, et qui m’attirent  inexorablement, je vois…. je sens …

 

*Dur cette marche sous la pluie, je pense qu’il a vraiment beaucoup plu et que j’ai dû prendre un petit coup de froid à la tête ou que le chapeau a un peu rétréci…

Mais je vous l’assure, venez voir, sur le stade des Flamands, ce havre de paix existe,  mais peut être vous le verrez un peu différent si vous venez par temps sec !!!

 

Revenons dans la réalité, que c’est bon, nous sommes arrivés. Merci pour le gâteau et le café chaud.

 

A Dimanche prochain pour la rando à Brémontier Merval.

Christian

marche-nordique-05-03-2017

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2 commentaires pour 2017-03-05 Les Flamands

  1. Michel dit :

    Bravo aux courageux participants
    Amitiés Michel

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  2. Pierre dit :

    c’est toujours un plaisir, de voir des gens courageux venir participer à nos activités même par très mauvais temps
    C’est dans cette ambiance, que nous bénévoles, tirons notre force, afin de pouvoir continuer nos actions

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