2018-09-02 Marche Nordique Les Flamands

Début septembre, comme partout, c’est la rentrée même pour le club de marche « Elan »

Et ce 1er dimanche, c’est la rando nordique, les bâtons sont briqués, les chaussures nettoyées, les maillots repassés, nous avons pris un bon petit déjeuner et hop en route pour le point de rassemblement, à 9 heures sur le stade aux Flamands.

 

Bonjour coach « Daniel » !

Nous sommes 10 avec une nouvelle adhérente prête à trotter à nos côtés, Bienvenue à notre nouvelle amie!

Merci à Marc qui est derrière l’appareil !

 

Après quelques mouvements d’échauffement indispensables, nous partons pour une marche de 10 à 12 kms à bonne allure, 2 heures d’efforts soutenus, un bon moyen pour garder la forme.

Direction la forêt des Flamands, au départ, quelques kms de bitume  le matin est un peu frais mais le soleil et le déhanchement des mouvements vont faire monter la T°C ;

  • Démarrez doucement, il faut encore chauffer vos muscles ! nous encourage Daniel.

Ok coach ! On chauffe,,,

 

Nous arrivons à la cabane des « 4 Cantons », et virons à gauche sur la « Route Forestière du Val érable ».

Une belle allée bordée de grandes fougères, de « Jacinthes des Bois » d’autres belles fleurs bleues, sans oublier les « Invasives » qui colonisent notre région.

 

– Moi j’ai dit « invasive, invasive »,,, comme c’est étrange.. Pourquoi aurais-je dit « invasive,       invasive » ?

– Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit « invasive, invasive ».

– Moi j’ai dit « invasive »… Comme c’est bizarre ..

 

Inspiré fidèlement du dialogue de J. Prévert dans le film Drôle de drame, de Marcel Carné 1937.

 

Citons en quelques unes :

  • Berce du Caucase

Originaire du Caucase, introduite à but ornemental en Europe au XIXème siècle.

La tige est robuste cannelée et creuse couverte de poils, elle peut atteindre 2 à 5 m de hauteur !

Santé :

La sève de la Berce du Caucase contient des furanocoumarines, molécules qui sont activées par la lumière solaire (substance photosensibilisante) et occasionnent des lésions de la peau (de grandes cloques apparaissent au bout d’un ou deux jours). Ces lésions ont l’aspect de brûlures qui peuvent être graves. Les animaux peuvent également être affectés par la résine.

Protections :

Avant toute intervention sur le terrain, des précautions vestimentaires sont à prendre : le port de gants imperméables est impératif, l’intégralité du corps doit être protégée de manière à éviter le contact de la peau avec la plante (manches longues, combinaison,…).

Pouvoir invasif :

Production de plus de 10 000 fruits par individu dont la germination peut intervenir  la même année en juillet.

 

Belle plante mais dangereuse !

 

 

 

Une autre vue de cette Berce du Caucase avec ses copines….

  • Renouée du Japon

 

Cette plante herbacée très vigoureuse est originaire de Chine, de Corée, du Japon et de la Sibérie. Elle est cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales. Naturalisée en Europe et en Amérique, elle y est devenue l’une des principales espèces invasives.

La plante est très difficile à éradiquer, notamment en période végétative, car elle est capable de réparer très rapidement (en quelques jours) ses tissus endommagés. S’attaquer à sa partie aérienne (tiges et feuilles) n’empêche pas la survie de la partie vivace enterrée dans le sol. De plus, les fauches peuvent favoriser la dispersion de la plante puisque les tiges coupées se bouturent très facilement. L’extraction de tous les rhizomes est fastidieuse et illusoire, car leur densité dans le sol est très importante. De plus, il suffit d’un fragment de rhizome portant un bourgeon pour régénérer la plante.

De belle feuilles allongées avec des fleurs blanches,

 

 

–  Grande Ciguë à ne pas confondre avec la Carotte Sauvage :

Appelée Grande ciguë, Ciguë des Anciens, Ciguë d’Athènes ou parfois Ciguë de Socrate, cette plante herbacée bisannuelle qui peut atteindre 2 m et plus de hauteur appartient à la famille des Apiacées.

Elle pousse dans les lieux frais, les friches, les haies, les zones abandonnées et incultes, les décombres, dans tout l’hémisphère Nord.

Sa racine est pivotante, sa tige lisse et creuse est robuste, marquée de pourpre vers la base. Sur cette partie inférieure, de vastes feuilles caduques, également tachetées de rouge, avec un long pétiole se développent. Elles sont divisées en segments triangulaires lobés et finement dentés.

Des petites fleurs blanches réunies en ombelles terminales donnent des fruits de 3 mm de long portant des côtes sur leur longueur.

La plante dégage une odeur caractéristique d’urine de souris lorsqu’on en froisse l’une ou l’autre des parties.

 

Comment reconnaître la ciguë

La grande ciguë ressemble beaucoup à la carotte sauvage (Daucus carota) mais également au cerfeuil (Anthriscus cerefolium). La meilleure façon de savoir à quelle plante on a à faire est de froisser des feuilles : l’odeur désagréable d’urine de rongeur se reconnaîtra immédiatement, le cas échéant.

Par ailleurs, la tige de la ciguë est lisse, sans poils, alors que celle de la carotte sauvage est rêche, striée et velue. L’ombelle de la ciguë est un peu éclatée alors que celle de la carotte sauvage est bien dense.

Odeur d’urine de souris !!!! Je n’ai pas vraiment une idée de cette odeur et vous ?

Les principes actifs et toxiques de la ciguë

La ciguë renferme des alcaloïdes pipéridiniques, dont la coniine, la conicéine et la conhydrine, dont la concentration varie selon la partie de la plante, la saison, le lieu de culture. Quant à la plante séchée, elle est réputée plus bénigne.

Tous les animaux ne réagissent pas de la même façon en ingérant de la ciguë : par exemple, les oiseaux et les chevaux ne sont pas incommodés, mais les vaches, les moutons et les lapins y sont très sensibles. Cependant, l’odeur étant tellement repoussante que les animaux délaissent la ciguë s’ils se trouvent à en brouter une tige qui est loin d’être une dose létale.

Chez l’homme, la grande ciguë provoque des troubles nerveux et respiratoires qui peuvent paralyser petit à petit les membres en partant des doigts, et donc conduire à la mort.

Des cas de personnes ayant consommé des cailles sauvages qui avaient, elles-mêmes, mangé de la ciguë, ont été intoxiquées, selon la littérature médicale.

            – La carotte sauvage

Là aussi, quand on froisse les feuilles, elles ont une odeur de carotte fraîche. (plus sympa que le pipi de souris…)

Les feuilles sont fines, pas plus hautes qu’une dizaine de centimètres.

Sur les tiges, il y a un duvet qui les rend « velues » et striées.

Pour ses fleurs : une ombelle blanche de 5 centimètres de diamètre environ, avec une fleur stérile au milieu, souvent d’un brun-rouge (le berger au milieu des moutons, disait Giono).

 

 

Le point rouge c’est la fleur stérile ! Les curiosités naturelles m’étonneront toujours !!!

 

Bien, fin du cours de botanique, à la prochaine sortie interrogation orale sur les « invasives » !

 

Retrouvons les bâtons et en avant.

Devant nous une petite montée, nous sommes au fin fond du département, la Seine Maritime à droite et l’Eure à gauche, tout prêt de Bézu -la-Forêt.

 

Nous resterons en Seine longeant la frontière en direction de la ferme de la Haye.

 

Une petite pose photos à la ferme, un gros câlin au cheval.

 

Nous traversons une grande clairière improbable. Daniel notre « historien » nous dit quelques mots sur le passé de cette ferme :

  • Anciennement une verrerie qui pour la fabrication du verre alimentait ses fours avec les arbres de la forêt voisine. Une grande tempête il à plusieurs siècles à fini de dépeupler cet espace.
  • Ce qui explique aujourd’hui la présence de ces champs labourés autour de cette habitation perdue en pleine verdure.

 

Merci à Daniel de dégager la plaque pour la photo !

 

Le chemin du retour s’ouvre devant nous : la « Route Forestière de la Haye ».

Nous parcourons quelques centaines de mètre et une curiosité à gauche, nous intrigue :

 

  • Un arbre remarquable.

 

D’abord les explications puis nous verrons l’arbre…

 

 

Avec beaucoup d’imagination, voici le seul éléphant connu, de la forêt de Lyons !!!

 

Quelques kms plus loin, le stade, retour aux Flamands, bien chaud cette fois.

 

Une dernière image de notre belle forêt sous le soleil normand.

Nous avons marché 12 kms avec une moyenne de 4,5 et des pointes à 5,7 et même 6 km/h et pas dans les descentes.

 

Nous avons tous fait une bonne rentrée dynamique et pleine de belles rencontres.

 

Bonne semaine à tous.

Christian

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2 commentaires pour 2018-09-02 Marche Nordique Les Flamands

  1. Pierre dit :

    C ‘ est une moyenne de randonneurs du dimanche sur les chemins de pèlerinage.

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  2. collet dit :

    Dimanche prochain, interro écrite en Botanique, révisez-bien !!

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