2025-12-21 Bosc-Hyons

Amis marcheurs normands « boujou », pour ce dernier dimanche le 21 décembre solstice d’hiver retenu pour une escapade en Normandie autour de Bosc-Hyons, la météo n’est pas des plus agréable pour terminer cette année 2025.
Le temps très humide et brumeux nous accompagnera toute la matinée et même plus !
Il est 8h30 je pars des Flamands pour retrouver Olivier et Isabelle et rejoindre nos autres amis, les marcheurs.

Nous sommes maintenant sur les routes de Bosc-Hyons environ 1 h plus tard et le brouillard nous enveloppe toujours de son manteau glacé !

Un petit coup d’œil en arrière, nous sommes au complet les « Huit » de ce dimanche. Fait assez rare c’est la parité H/F

Un petit moulin dans un jardin hors du temps !

Un passage en sous bois c’est aussi sympa !

Un autre en bordure de prairies, le « bocage »

Peter en difficulté ?

Le blizzard s’est levé, « une visibilité inférieure à 400m, des conditions venteuses turbulentes, et un fort risque de refroidissement par flux d’air glacé.. » phénomène particulièrement craint au Canada…
Mais non, nous ne sommes pas dans le grand nord mais toujours en Normandie, à Bosc-Hyons mais le brouillard est assez dense et le vent glacé.
Nos habituelles rencontres, les animaux de notre région, cette fois des moutons, avec leur « pelisse » d’hivernage.

Un poney et son compagnon.
Mais cette fois pas de friandise, Peter est désolé il nous l’a dit !
C’est pas très gentil semble dire le poney !

Comme vous l’avez constaté sur les photos, le froid, l’humidité et le brouillard ne nous ont pas quittés, la toison des moutons et nos bonnets en sont la preuve.

Notre marcheuse « Francisca » est bien protégée avec son « chullo » ou « ch’ullu »
Chapeau avec des oreillettes (en Quechua), tricoté en laine d’alpaga pour se protéger des grands froids de la cordillère. Aconcagua 6961 m. Il est originaire des régions andines du Pérou

L’humidité n’est pas que dans l’air, les chemins argileux sont très, très gras et glissants.

Pour preuve :

Passage obligé ensuite le nettoyage ! Chacun se trémousse simulant des pas de la danse « La gadoue-jerk » !

Nous sommes arrêtés non pas devant un mirage mais un bruit sourd nous intrigue !
Si vous regardez bien devant nous se dressent les éoliennes de Beauvoir-en-Lyons !!
Assez difficile à percevoir il est vrai.

Vous voyez sur la gauche !

Et enfin sur le retour des derniers kms, après le bruit, une odeur inhabituelle, mélange de terre humide et matière organique ? des « Terrils » normands assez rares il est vrai.

Nous pensons que ce sont des déchets de stations d’épurations ou de sucreries ?
Notre voyage de fin d’année se termine par une collation, modeste mais toujours chaleureuse près de la Mairie de Bosc-Hyons, après 8 / 9 kms.
Bonnes fêtes de Noël à tous, rendez-vous l’année prochaine.
Christian
Je ne saurais finir sans vous résumer l’histoire de la bûche de Noël :

En tant que dessert, la bûche de Noël est relativement récente, contrairement à la tradition dont elle est tirée. En effet, la bûche de Noël était à l’origine un gros morceau de bois que l’on brûlait pendant les fêtes de fin d’année. On l’allumait la veille de Noël et on la rallumait chaque jour jusqu’à l’Épiphanie. Cette tradition, répandue dans une grande partie de l’Europe, a perduré pendant des siècles (il s’agissait d’un retour aux fêtes pré-chrétiennes célébrant le solstice d’hiver) et de nombreuses superstitions étaient attachées à cette pratique. Dans certaines régions de Grande-Bretagne, par exemple, on disait que cela portait malheur si une personne qui louchait ou une femme aux pieds plats pénétrait la pièce où le feu brûlait. La croyance la plus répandue, cependant, était que si une partie de la bûche carbonisée était conservée dans la maison pendant l’année à venir, elle protégerait la propriété de la foudre.
En Écosse, il était gage de chance de graver le visage de la Cailleach (la déesse gaélique des mois d’hiver) sur une bûche avant de la brûler la veille de Noël en compagnie de toute la famille. « À travers ce rituel, on disait adieu au froid, à l’obscurité et aux difficultés de l’année passée, tout en se préparant à un nouveau départ », explique Coinneach MacLeod, dont le nouveau livre, The Hebridean Baker at Home, inclut une recette de bûche de Noël.
Au 18e siècle, la bûche de Noël avait perdu en popularité, peut-être parce qu’il n’était pas pratique de rapporter un énorme morceau de bois chez soi. Les pâtissiers parisiens ont cependant veillé à ce que soit conservée la tradition en réimaginant la bûche sous la forme d’un gâteau. C’est à Pierre Lacam que l’on doit la première recette de la bûche de Noël, dans Le Mémorial Historique et Géographique de la Pâtisserie, un ouvrage volumineux publié en 1890, qui contient des anecdotes historiques et 1 600 recettes de gâteaux et de pâtisseries régionales. Lacam ne mentionne pas les origines de la bûche comestible, mais en propose une recette : elle consiste essentiellement en un rouleau de génoise (un biscuit riche et aéré) assemblé avec de la crème au beurre aromatisée au café ou au chocolat pour créer une bûche, ensuite décoré de petites « branches » découpées dans d’autres morceaux de génoise fixés à l’aide de crème au beurre, et recouvert d’une nouvelle couche de crème au beurre à l’aide d’une douille cannelée pour créer l’effet d’une écorce.
Si les bûches d’aujourd’hui sont souvent confectionnées à partir d’un roulé suisse au chocolat, il était plus courant au 19e siècle d’utiliser une génoise à la vanille afin d’accentuer le contraste entre l’« écorce » extérieure plus foncée et le « bois » intérieur plus pâle. L’effet boisé pouvait ensuite être renforcé par l’ajout de « mousse » sous forme de pistaches finement hachées et de quelques champignons meringués pour faire bonne mesure
Dans une publication ultérieure, Lacam a révélé en avoir découvert davantage sur les origines de la bûche : elle aurait été inventée par Antoine Charabot à la Maison Quillet en 1879. Au début du siècle, ce pâtissier parisien avait créé une crème au beurre française en fouettant des jaunes d’œufs avec du sirop de sucre et du beurre, une version que Lacam a utilisé dans sa propre recette. En 1886, la bûche faisait fureur dans la capitale française, en particulier parmi la bourgeoisie grandissante de la ville. Selon Michael Krondl, auteur de Sweet Invention : A History of Dessert (2010), les Parisiens de la classe moyenne consommaient des desserts extravagants pour illustrer leur goût sophistiqué et leur raffinement ; des qualités auparavant principalement attribuées à l’aristocratie.
Le Paris de la Belle Époque, entre 1870 et 1914, qui était considéré comme le summum de l’élégance, des prouesses artistiques et de la décadence, était sous l’influence de la bourgeoisie, qui décidait de ce qui était alors à la mode dans le monde. Rien de surprenant à ce que son penchant pour les desserts élaborés se soit ainsi répandu en Europe et au-delà : les Allemands ont eu le Bismarckeiche, une version largement oubliée dont le nom se traduit par « chêne de Bismarck », en référence au premier chancelier allemand, l’Italie son tonchetto di Natale, et le Viêt Nam (une ancienne colonie française) son bánh khúc cây giáng sinh, tous des variations du traditionnel dessert français.

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