La nouvelle année est âgée de 3 semaines, les fêtes du 1er de l’an sont passées, la première rando dominicale avec Xavier et Chantal s’est déroulée en pays des Hodenquoises et Hodenquois habitants d’Hodenc-en-Bray charmant village picard du Beauvaisis.
Cette fois, pour ce Dimanche 18 janvier 2026, nous partirons de Ferrières-en-Bray, petite commune de la Seine-Maritime en Pays de Bray.
Au programme, une boucle de 12/13 km, la Météo plutôt capricieuse ces derniers jours nous conseille de fouler des endroits plus secs. Lucie notre GG, dans sa grande sagesse a choisi la balade avec cet impératif. Pour commencer la voie verte puis de charmantes petites routes de campagne dans le si joli bocage normand.
Un peu d’histoire :
Comme son nom le sous-entend, Ferrières fait référence à un lieu où l’on extrait du minerai de fer. Une industrie florissante devait sans doute déjà exister dans la région à l’époque Gallo-Romaine.
Le nom de Ferrières est cité dans un acte de Charles le Chauve qui fixe l’étendue des biens de l’abbaye de Saint Denis, et en 1190, un Adam de Ferrières souscrit à la charte de fondation de Bellozanne. A cette époque Ferrières et les paroisses alentour : Le Forêt, Hardencourt et Laudencourt, font partie des conquêts de Hugues de Gournay…
Longtemps, Ferrières et ses hameaux ont fait partie du diocèse de Beauvais et leur rattachement à Rouen et à la «Seine-Inférieure» (en 1955 Seine-Maritime) date du Concordat signé par Bonaparte et le Pape Pie VII (1802)
Revenons au XXI siècle, il est temps de partir de la place de la Mairie de Ferrières.
– En 1985 le Conseil Municipal décide de transformer le presbytère en Mairie.
Inaugurée en 1988 le 17 septembre.

Citons quelques autres lieux incontournables de cette petite ville :
Le site de production, de fromages de M. Charles Gervais, mais pas seulement.
Les Seigneuries de Ferrières Le Manais, l’Église Saint Martin, le Monument aux Morts, (le sujet adopté est unique dans la région), le Château de la Folie, l’usine Cérafrance-Céramiques et Grès de Normandie, la Cidrerie Leroy-Moulin, (non pas Merlin!) qui cessa son activité en 1989.
Charles Gervais – Site de production – le « carré frais »
Au milieu du XIXème siècle, Madame Hérould vient s’installer à la ferme du Manais pour développer la fabrication d’un fromage mis au point en suivant les conseils de son vacher suisse : le petit-suisse, un mélange de caillé et de crème fraîche. Charles Gervais, commanditaire aux halles de Paris, le trouve délicieux. Et il décide de le commercialiser dans la capitale. Il achète à Madame Hérould ses droits d’exploitation. L’expansion est fulgurante. Elle oblige Charles Gervais à déménager.
La fromagerie est installée en 1869 dans la ferme de l’Estre. Quatre ans plus tard, en 1873, la fromagerie industrielle est inaugurée et Gervais lance le demi-sel (le « carré frais »). En 1944, l’usine est bombardée. Reconstruite après la guerre, elle ne cesse de se développer.
En 1967, Gervais s’associe à Danone et en 1973, Gervais-Danone entre dans le groupe BSN. La société, qui dispose à Ferrières de terrains importants, construit en 1973 et 1974 une nouvelle usine dans le prolongement de la première, puis elle donne naissance en 2009 à la plus grande unité de produits frais d’Europe …

Du fromage passons au «dessert» Humour, empruntons la voie verte.

Comme vous pouvez le voir, le fond de l’air est «frais», comme le «carré», dirait M. Charles G…
Les bonnets écharpes et casquettes sont les biens venus.
Une autre preuve de la fraîcheur matinale, le bocage dans la brume !

Cette fois notre rencontre est assez étonnante, nos amies les vaches ne sont pas normandes, mais d’une race particulière adaptée aux températures hivernales mais pas que !!!

Quelques lignes qui devraient plaire à notre ami Peter.
Les «Highlands»
Race bovine écossaise de la région des …. Highlands, bien sur ! partie la plus au Nord de l’Écosse. Assez particulières, elles ont des longues cornes fines, un long pelage ondulé, laineux, de couleurs roux foncé, ou plus clair, également noir, gris, blanc, louvet (jaunâtre mêlé de noir), et enfin bringé.
Ce sont des animaux très dociles, pas de «vache-rie» en vue ! Animaux de compagnie pouvant vivre parmi les hommes depuis des milliers d’années, traces écrites de l’an 1200, la vache Highland passait l’hiver à l’intérieur de la maison et sa chaleur réchauffait la pièce.
Leur lait contient généralement une forte teneur en matière grasse !
Admirez la densité de la frange bien dense ! Un peu comme les «King’s guard» et leurs bonnet à poils
Autres anecdotes :
1 – C’est la plus ancienne race bovine enregistrée au monde.
Les vaches Highland Cattle sont appréciées pour leur viande au faible taux de cholestérol.
C’est une vache rustique connue pour résister aux conditions difficiles du climat écossais Highlands.
2 – Leur long pelage est en fait composé de 2 couches de poils. Un extérieur huileux et long qui recouvre un sous-poil laineux.
Cette longue fourrure la garde au chaud durant l’hiver, forme aussi une barrière contre les branchages et broussailles, protège les yeux des mouches et lui donne sa belle allure d’où sa popularité.

3 – Personne n’est sûr qu’elles voient où elle vont ! Mais elles trouvent finalement ce qu’elles cherchent ! Cette frange en anglais se nomme «dossan».
4 – La reine Victoria aurait déclaré qu’elle préférait le pelage roux, cela entraîna l’élevage sélectif de la couleur roux, pour lui plaire, au détriment des autres couleurs Dans leur pays d’origine, elles sont connues par leur petit nom : «Hairy Coos»
5 – Les femelles et les mâles sont différenciés par leurs cornes. Vers l’avant ou légèrement vers le bas pour le mâle. Elles sont plus longues et fines et poussent vers le haut pour ces dames.
6 – Le nom pour un groupe de vache est normalement «herd» (troupeau) mais pour les Highland c’est «fold» en référence aux abris ouverts dans lesquels elles passent l’hiver !
7 – Les femelles Highland se reproduisent jusqu’à plus de 18 ans et peuvent élever jusqu’à 15 veaux dans leur vie ! Impressionnant non ! Un Normand pourra apprécier !!
8 – La reine possède un troupeau de vache Highland, selon la rumeur c’est la seule variété de bœuf qu’elle accepte de manger !
Quittons ces charmantes Highlands et poursuivons notre rando autour de Ferrières et Gournay.
Un autre coin de Normandie un peu humide, il est vrai que le «Pays de Bray» est humide historiquement !
Les origines :
Créé à partir de l’érosion d’un anticlinal, c’est une région de bocage, qui se caractérise par son sol argileux, favorable aux herbages pour l’élevage bovin laitier. Sur les sommets et plateaux : de l’argile et du silex ; dans les zones les plus basses : des prairies, des forêts. Un sol très humide et un sous-sol ferrugineux (sources thermales), présence de minerai de fer et argiles très colorés (céramique), et industrie des verreries liée à la forêt.
GOURNAY-EN-BRAY -(entre 6 000 et 7 000 habitants) ORIGINE Le territoire de Gournay est très ancien. Son nom vient de deux mots celtiques GORD, qui signifie « amas d’eau, creux ou elle se rassemble» et NAWD, qui signifie «maison, forteresse, asile sur l’eau».

Continuons sur cette petite route, et arrêtons nous sur un panneau pédagogique.

Un peu plus facile pour vous informer !

Un chêne qui malheureusement n’a pas résisté aux fortes bourrasques de ce début d’année !

Marc et Xavier observent le tronc plus d’une centaine d’années apparemment mais il semble que le cœur de l’arbre ne soit pas très sain, peut être une maladie qui le rongeait de l’intérieur ?
Un autre panneau, explicatif.

Une chapelle est signalée pas très loin, faisons un petit détour.

Depuis un petit moment le soleil, astre sympathique, ami du photographe nous à rejoint.
La chapelle dans son habit de verdure, avec un magnifique éclairage, c’est beau !
Cela valait bien le détour !
Nous en profitons pour la tradi-photo. Tous de bon humeur !

Le parcours se termine retour à Ferrières ; Lucie nous ramène à bon port et nous offre une spécialité normande la «Tourgoule» et un bon gâteau aux pommes.,
Encore Merci, pour la balade et les gâteaux.

Sans commentaire, nous savourons !

Encore quelques photos souvenir de notre aventure de 12 km en «Pays de Bray»
Bonne semaine à vous tous,
Christian

Pour Xavier



Un grand MERCI Christian pour ce superbe commentaire et photos! Je découvre l’histoire de Ferrières grâce à tes recherches. Superbes photos😍, elle est belle notre région, certes humide mais belle, il reste a chacun et chacune de savoir l’apprécier ainsi que les belles randonnées que nous partageons depuis un petit moment déjà !
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