2026-08-02 Le Coudray-saint-Germer

Les Dimanche se suivent et se ressemblent, cet été, il sont chauds, quelques fois dans une semaine caniculaire, mais cette fois non. Ce matin vers 6 h 45 il faisait 13 °C, une sympathique fraîcheur de levée de soleil.

Vous pouvez même voir la brume à gauche qui s’étend sur la boutonnière du Pays de Bray.

Une bonne température pour « gambader » sur les sentiers normands. Cette fois ce sera autour du Coudray-Saint-Germer, plus exactement vers Les Routis pour 12 km environ.
Vous verrez que c’était une nouvelle aventure, un joli parcours ombragé, mais assez « ondulé »

Le départ, Fabienne, Lucie et Xavier plus en retrait Jean-François et Olivier.

Le petit groupe des 17 est rassemblé, ce qui ne sera pas évident tout au long du parcours.

Comme vous pouvez le remarquer, les 13°C du matin sont déjà loin, petit short et léger tee-shirt suffisent dès les premiers pas en forêt !

Un bonjour au photographe c’est gentil merci Jean-François.

Olivier avance d’un pas bien décidé, Chantal et Anne-Marie suivent plus prudentes.

Sur la gauche un rouleau de paille qui a déboulé du champs plus haut, de l’avis de tous il est perdu, que du bonheur pour les ruminants de la forêt.

Une des côtes que allons rencontrer, la monter ou rester en bas, je crois que le choix est vite fait, montons !!
Xavier d’un pas puissant avance facilement, pour d’autres ce sera un peu plus lent…

Françoise tout sourire, fait une échappée !

Une petite pause un peu plus haut, Lucie et ses « groupies ».

Les retardataires  Après les montées… Il faudra bien descendre, Nelly, Xavier et Peter notre « gentleman baroudeur » sont prêts, ils attendent !

Il est fort agréable de se balader en sous bois, nos amis les arbres nous rafraîchissent.
– Grâce à l’ombre des feuilles qui bloque les rayons du soleil et à l’évapotranspiration.
– Les racines puisent l’eau fraîche du sol et les feuilles la rejettent sous forme de vapeur ce qui rafraîchit l’air comme un climatiseur.
⦁ Le changement de l’eau liquide en vapeur prend de la chaleur à l’air et le refroidit.
Bravo et merci à nos amis les Arbres !

Encore quelques données scientifiques : « Cœur de Forêt – Derrière l’Arbre, L’Humain »
Des études récentes ont montré un phénomène étonnant : en forêt la température baisse en journée de 2 à 4°C en moyenne.
Les forêts créent de véritables microclimats capables de réduire significativement les variations thermiques.
Comparativement aux mesures en périphérie des massifs forestiers, la température moyenne en forêt est inférieure de 2,1°C.
Dans certains secteurs, les écarts sont encore plus impressionnants, avec jusqu’à 10°C de moins en été et 12°C de moins en hiver lorsque la canopée est particulièrement fermée.
Une réduction de 50% du nombre d’arbres entraîne une hausse d’environ 1°C
A l’inverse doubler la densité d’arbres permet d’abaisser la température de 1°C supplémentaire même durant les journées très ensoleillées. (Chercheurs de Université de Louvain et du CNRS)

Arrêtons-nous un instant sur : La méthode « Zeller »

C’est une technique inventée par Isabelle du même nom, elle a développée cette pratique de marche, à l’occasion de ses nombreux voyages à travers le monde.

Très utile pour gravir sans effort ni fatigue les pentes des différents sentiers, ou chemins, en toutes saisons, sur tous les continents, quelque soit le revêtement.
La démonstration cette fois se fera sur un terrain particulièrement instable, un sentier en sous bois couvert de gravillons de toutes tailles et de différentes compositions. Un défi risqué.

Mais comme vous pouvez le constater sur la photo, elle franchira cette épreuve, car sa technique bien maîtrisée, lui permet d’avaler la pente et les difficultés du terrain, fort aisément je dirais même avec « élégance » et rapidité.
Mais comment fait elle ? Tout est dans la posture, regardez bien. Devant vous elle va en faire la démonstration.
En piste Isabelle son inventrice ! Le corps est légèrement déporté vers l’avant et les « fesses» et oui il faut oser en parler, sont légèrement remontées vers l’arrière : ses « muscles équilibreurs » Les bâtons peuvent aider mais là n’est pas le secret de cette technique révolutionnaire, c’est la posture.
Un autre astuce développée par Peter notre baroudeur, savoir utiliser le milieu naturel, cette fois une branche d’arbre, le transfert d’énergie va se faire après quelques minutes de pause, et il pourra alors repartir d’un pas conquérant !

Mais que regardent-ils ?

Je vais vous le faire deviner mais avant, Parlons de « dendrologie»
Vous êtes peut-être comme moi c’est un mot que je ne connaissais pas, ce qui n’est pas surprenant mais ce qui est plus étonnant c’est que comme monsieur Jourdain :

⦁ « Par ma foi ! Il y à plus de 40 ans que je « fais de la  dendrologie » sans que je n’en susse rien… » (le Bourgeois gentilhomme acte II, scène4) de Molière.

Je ne ferais pas durer le mystère plus longtemps, bien que cela m’amuse un petit peu, je pourrais dire pour aider ceux qui n’ont pas trouvé, que l’origine du mot dendrologie est Grecque, dendron et logos – vous savez tous que logos veut dire discours et dendron ?
Un petit indice, avec la photo suivante.
Encore un peu de suspens !
Nous avons rencontré un chêne qui semblait être un « chêne sessile », à ce propos il existe de nombreuses variétés de chênes, dont les plus nombreuses en France :
⦁ Le chêne pédonculé
Ses glands possèdent un long pédoncule (la tige qui porte le fruit) et ses feuilles ont un très court pétiole avec des oreillettes à la base
⦁ Le chêne sessile ou rouvre
Ses glands sont « assis » sur un rameau sans pédoncule et ses feuilles ont un pétiole plus longs
⦁ Le chêne vert aussi appelé « yeuse »
Très différent des 2 premiers, ses glands sont bruns, oblongs ou ovoïdes, ses feuilles, persistantes, alternes, épaisses, sont petites de forme variable : entière, oblongue, lancéolée, ovale, ou dentée-épineuse. Leurs teintes ne varient pas : vert foncé, luisante dessus et gris clair et poilues dessous. Arbre emblématique du Sud.
Autres chênes que l’ont a certainement rencontrés.
⦁ Le chêne pubescent, Le chêne liège, Le chêne tauzin. A voir une autre fois.

Sur la photo, ce chêne majestueux à deux troncs est certainement un Chêne sessile.
Il partage beaucoup de points communs avec son cousin le chêne pédonculé.
Il est présent partout dans les plaines et les collines jusqu’à 1500 m, à l’exception des forêts méditerranéennes et aquitaines où il est rare. Le chêne sessile supporte des peuplements denses, des sols pauvres et les sécheresses pas trop sévères !
Le saviez-vous ?
Qu’il soit en vie ou sous forme de bois mort, le Chêne est un habitat qui profite à plus de …
400 espèces !
D’après des recherches scientifiques, aucun autre arbre indigène n’abrite autant d’espèces d’insectes. C’est aussi un refuge pour beaucoup d’oiseaux et de petits mammifères.
Un rôle écologique remarquable !! (Office National des Forêts)

Après ce petit détour par la dendrologie, vous avez trouvé ce que couvre ce mot ? Si non vous aurez toutes les explications en fin de reportage *

Un charmant passage en sous bois frais et reposant

Celui-ci bien plus délicat à franchir, jonché de fougères et de ronces couchées qui n’ont qu’une envie, nous attraper les pieds pour nous ralentir ou nous faire chuter.
Que nenni ! Nous sommes tous passés il fallait bien lever les chaussures et les genoux.
C’est un peu la technique de la marche en raquettes en hiver dans la neige, pas évident en été !!
Il est temps de sortir du bois, une belle descente, c’est la partie « ondulée » il y en a souvent dans nos randonnées normandes !

Le grand sourire de Josiane, nous sommes arrivés et sortis du sous bois sans trop de difficultés !

Quelques photos souvenirs, comme à la fête foraine, le photographe est là vous guette en fin de parcours et Clic-Clac.
La photo vous attend à l’arrivée, vous voyez tous ce à quoi je pense :
– Le même décor de fond et les personnages passent devant et c’est l’immortalité, « numérique »

Annie et Chantal puis tous les GM d’Élan.

Voila ce qui termine le reportage photo de cette matinée agréable drivée par Françoise et Daniel.
Qui ont choisi ce parcours ombragé dans le hameau des Routis en forêt de Thelle département de l’Oise.
Merci pour ce circuit et le bon gâteau aux fruits rouges que vous nous avez offert.

Mais il reste encore quelques photos.

Tous à l’ombre c’est mieux de 13 nous sommes passé à 28 ressenti !

Ou 30°C sans aucune ombre !

Le photographe à l’affût qui se cache derrière les herbes, il essaye ! Vu !

Une explication s’impose, je devais reporter mon anniversaire quelques semaines plus tard au mois d’août.
Mais comme plusieurs amis.es doivent partir début août, j’ai trouvé qu’il était dommage qu’ils ne participent pas à la petite fête. D’où ce 1er anniversaire.

Mais la seconde quinzaine du mois d’août je fêterai le 2 ème .
Avec une amie.

Comme l’an dernier, je vous laisse deviner ?
Bonne semaine.
Christian

  • La dendrologie (dendron Arbre et logos discours) est la science qui étudie les arbres et les végétaux ligneux, englobant : reconnaissance, morphologie, classification, distribution, répartition, biologie, gestion et surveillance.
    Un domaine assez vaste !

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