Il est 8h 30, nous sommes le dimanche 6 septembre, il est temps de se préparer, je serai cette fois guide et photographe. Le rendez-vous est prévu à 9h pour cette première rando du mois. Sur le parking du monument de la Rouge Mare à Neuf-marché. Les 8 courageux sont là prêts à partir.
Le soleil est aussi levé mais le fond de l’air est frais 9/10° C

Les Flamands sont à gauche le parking un peu plus loin sur la droite un peu avant Martagny.
Mais que regardent ces vaillants marcheurs du dimanche matin ?
Gardons un peu le suspense !

En fait pour tout vous dire cette photo c’est la dernière de notre balade. Preuve que nous sommes tous de retour « sains et saufs » après les 13,5 km sur les sentiers forestiers.
Mais revenons à notre aventure pédestre, et cette fois en commençant par le début.
Nelly et Jacqueline, mèneront nos joyeux marcheurs d’un pas alerte et sur un rythme assez soutenu, ce qui nous laissera tout de même un peu de temps pour les retrouvailles entre ami.e.s ponctuées de rires et de plaisanteries.

Comme vous pouvez le remarquer, le froid matinal s’est dissipé, marcher à bonne allure donne chaud !

Les vestes tombent !

La Forêt de Lyons est bien exploitée, beaucoup de bois coupé, puis empilé avant expédition.

Notre circuit se nomme « la Hêtraie » pour cause, nous longerons des hêtres cathédrales, toujours aussi majestueux, semblables à des colonnes « toscanes », les fidèles lecteurs du Blog comprendront !

Le soleil qui perce la ramure d’un arbre ne me laisse pas indifférent.
Autre curiosité un arbre ou une branche qui se dresse solitaire perçant le feuillage de ses congénères, il ou elle semble nous dire « hé » j’étais là ?

Une petite pause s’impose ! Vous avez reconnu le lieu ? Sur la droite une ferme gîte, célèbre ? Cette fois pas de photo !


Une autre rencontre matinale, La Cavalière, Madame, et Monsieur qui suit sur son vélo avec le Baby !

Nous sommes à mi-parcours près du centre de Montroty. Francine et Alain nous ont accompagnés ce dimanche, sympa !

Une nouvelle route forestière « du val érable »

Un petit coup de remontant pour Bernadette !

Que de vert, la forêt normande a bien récupéré, les jours de forte chaleur sont passés.
Tant mieux !

Cette photo est une belle démonstration de la fraîcheur, ressentie et fort agréable en sous-bois.
Il est temps d’emprunter la route forestière du Monument, notre base de départ.

Notre progression assez rapide 4,5 km/h environ nous laissera un peu de temps pour remonter l’histoire d’il y a 112 ans, en septembre 1914. Que s’est il passé dans ce sous bois ?
Un fait d’arme nouveau pour l’époque. Le raid d’un commando allemand, ayant pour mission de détruire les ponts d’Oissel : du chemin de fer et routier..
Je vous en fait un bref résumé :
Le 16 septembre 1914, Euphrasie Octavie Delacour veuve de 56 ans, quitte son domicile de Martagny, vers 8h30 pour rejoindre le hameau de Ferrièrres-en-Bray. Elle décide de passer à travers la forêt. Après 1 km elle tombe nez à nez avec une sentinelle qui l’arrête. Elle aperçoit un groupe d’une 15 de prussiens commandés par l’« Hauptmann » (capitaine) Walter Tilling, cachés dans le sous bois aux Flamands, Octavie est relâchée, elle part prévenir les autorités proches, le Maire de Neuf-Marché et les Gendarmes de Gournay. Arrivés sur place après un échange nourri de coups de feu avec les soldats, malheureusement, 3 gendarmes perdront la vie ainsi qu’un civil qui les accompagnait et un soldat allemand.
Le commando découvert s’échappera. Les ponts ne seront pas sabotés et tous les soldats ou presque, seront emprisonnés et passeront le reste du conflit en camps de détention.
C’est un aperçu du récit pratiquement heure par heure que j’ai raconté au terme de notre balade et que j’ai gardé en archive.
Autre exposé, sur un curieux insecte que nous avons rencontré sur le bord du fossé et dans les bois. Le « Géotrupe »
Étymologie : Géotrupe >> grec ancien gê « terre » et trûpa « trou » qui « perce la terre »
Nous avons appris à mieux connaître ce petit « Coléoptère » un des 400 000 répertoriés dans le monde : Le « Géotrupe sylvain », le Bousier commun, un « Scarabée » au dos noir brillant, au élytres striées avec des rides irrégulières.
Ces élytres ne sont pas soudées et recouvrent des ailes membraneuses aptes au vol, souvent au crépuscule !
Taille : 12 à 20 mm Habitat : Forêts Observation : de mars à octobre,
Le nom Bousier vient de son régime, « coprophage » les larves se nourrissent d’excréments de mammifères, les « bouses » .
Remarquez ses pattes puissantes, élargies, avec des épines, des formes adaptées pour creuser des terriers. Ses antennes massues communes à tous les « Scarabées »

L’autre face de cet insecte est aussi étonnante, avec ses reflets bleus violets métalliques.

Petit détail intéressant, la « Phorésie » il arrive de trouver des Géotrupes sur lesquels sont fixés de petits acariens rouges (araignées) ceux-ci se font simplement transporter !
Ce mécanisme s’appelle la « Phorésie » et le transporté « le « Phoronte » le passager en quelque sorte ! Pas facile de placer ce mot dans une discussion ?
Autres exemples, en milieu aquatique, le rémora fixé sur le requin ou une raie. Les anémones qui se fixent sur les bernard-l’hermite !
Sur terre les Thorictus (petits coléoptères) qui se fixent sur les antennes des fourmis !
- Point important il n’est pas correcte de parler de « Phorésie » si l’on voit une maman ou un papa porter sur son dos un bébé ! En effet il faut que les sujets soient d’espèces différentes.
Ceci termine notre randonnée de la Hêtraie en Forêt de Lyons, un bon gâteau aux prunes « Reine -Claude » des boissons fraîches et nous sommes en forme pour finir le week-end.
J’ai oublié, mais que regardent ils ?
Le monument, mais vous avez déjà trouvé !
Érigé aux Flamands en bordure de la Forêt de Lyons près de la D19 allant à Martagny.
Une grande sculpture de Robert Delandre en pierre locale de teinte rose érigée en 1929.
Le revers, avec les randonneurs que vous connaissez !

Et maintenant l’avers.

Bonne semaine
Christian